Les Dessous par Incognito

Avertissement : pétage de coche!

8 novembre 2016

Zoé
Les dessous de Zoé
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Donc pour cet article, j’ai décidé d’aborder 3 sujets qui me font CA-PO-TER et pas dans le bon sens du terme. Donc voici le premier pétage de coche de l’histoire du blogue Les Dessous!

1—L’éducation sexuelle

Saviez-vous que beaucoup d’écoles n’offrent pas de cours d’éducation sexuelle!? J’ai une sœur en secondaire 5 qui a seulement eu comme « cours » – si on peut appeler ça un cours – une infirmière qui s’est pointée dans leur classe et qui a montré rapidement comment mettre un condom. Ah oui, elle a aussi vaguement abordé le sujet des ITS. Bon ok, ils ont vu en surface les menstruations, ainsi que l’anatomie du pénis et du vagin (pas de la vulve) mais seulement dans un cadre ultra scientifique. On oublie donc tout ce qui a trait au clitoris et encore plus à la masturbation of course. Pour l’instant, la façon qu’on éduque les jeunes sur la sexualité, c’est toujours avec le même discours : les garçons ont un pénis et les filles ont un vagin (sans mentionner la vulve et le clitoris). Pour faire des enfants, le pénis doit rentrer dans le vagin et éjaculer dedans. On ne parle presque jamais de la vulve qui a pour principale fonction le plaisir sexuel de la femme.  

Aussi, ma petite sœur de secondaire 5 m’a confirmé qu’il y avait beaucoup de sous-entendu dans la façon « d’éduquer » des profs, comme quoi il est normal que les garçons pensent beaucoup plus au sexe que les filles et qu’ils ont besoin de se masturber. Pas les filles. Bref, il faut que ça change. Eh boooooyyyy…

2—Les protections hygiéniques

En juillet 2015, les gouvernements canadiens et québécois ont aboli les taxes sur les produits d’hygiène féminine. Malheureusement, il y a encore beaucoup de pays qui se battent pour ça. Même si c’est un bon début pour le Canada, je ne comprends toujours pas POURQUOI on doit payer pour des protections hygiéniques?!? Non mais on s’entend qu’on ne peut pas faire autrement que de saigner chaque mois. Ok, il y a des moyens qui empêchent les saignements, mais ce n’est pas naturel.

Autre point qui me choque : comment ça on ne retrouve pas des distributrices de serviettes et tampons partout? Me semble que quand tu viens de tacher tes bobettes de sang à l’école – et que tu t’en rends compte seulement une fois aux toilettes – t’as pas le goût de devoir remettre tes culottes souillées, aller chercher une serviette dans ton casier et retourner aux toilettes. Il m’est aussi déjà arrivé qu’il n’y ait pas de poubelles ou de récipients pour mettre les protections souillées. Genre il faut sortir de la toilette avec sa protection pleine de sang pour la jeter… pas cool.

3—Le sexisme

Troisième et dernier point : le sexisme. Les Jeux Olympiques de cet été sont l’exemple parfait pour démontrer à quel point il y a encore du sexisme dans la façon de représenter les femmes dans les médias. Elizabeth Plank – je l’adore btw – s’est amusée à commenter le sexisme présent dans la couverture médiatique des sports comme un sport Olympique… et c’est juste parfait! Un exemple? Lorsque la nageuse hongroise Katinka Hosszù a battu un record mondial et que le reporteur Dan Hicks a attribué cet exploit au mari de Katinka… Sans commentaire.

Heureusement qu’il y a des mouvements qui tentent de faire changer les choses lentement mais sûrement comme le mot-clic #AskHerMore d’Amy Poehler lancé en 2014. Ce mouvement vise à stopper les questions superficielles des journalistes posées aux actrices – et aux femmes en général – et poser des questions en lien avec des sujets plus sérieux et qui touchent les carrières et accomplissements de ces femmes en questions. Vous ne trouvez pas que ce mouvement a sa raison d’être? Lisez l’article (en anglais) sur la façon dont le site de nouvelles britannique Metro et le magazine Marie Claire ont couvert l’inauguration de la première ministre britannique… en parlant de la tenue de son mari. Ça fait réaliser comment les femmes sont plus jugées sur leur apparence que leurs compétences.

Dernier pétage de coche sur le sexisme : le fait que les hommes ont le « droit » d’avoir des one night et qu’ils ne sont aucunement jugés sur leur nombre de partenaires sexuels. Par contre, une femme super ouverte et épanouie sexuellement est traitée d’une façon différente. Heureusement, ça commence tranquillement à changer et les femmes acceptent de plus en plus leur sexualité. Un exemple de télésérie qui, en plus d’être super drôle, encourage les femmes à profiter pleinement de leur sexualité : Don’t trust the b*** in appartment 23! ;)

Morale de l’histoire : oui on a fait du chemin MAIS il en reste encore à faire!

Avez-vous une anecdote sexiste qui vous est arrivée ou un pétage de coche à nous raconter?

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À propos de l'auteur

Zoé n’a pas la langue dans sa poche. Fashionista à ses heures, gourmande en permanence,  elle adore par-dessus tout jaser de ses dernières trouvailles...